À Paris, t’as pas tout Phở !

Midi. C’est l’heure d’un changement d’ambiance. Radical. En quelques pas seulement ! Voilà ce qui est si magique, à Paris. Si tu as l’estomac international – comme Arletty avait un autre endroit de son anatomie – tu peux migrer du Canada vers le Vietnam, en trois minutes chrono, sans passeport ni visa !

Le petit restaurant où nous nous attablons (6, rue Jean-Baptiste Dumay, dans le 20ème arrondissement) est une adresse de notre Croqueuse Aurélie, qui a longtemps habité à côté. Elle-même l’avait découverte grâce à Julie. Vous vous souvenez ? C’est elle, déjà, qui nous avait recommandé d’aller croquer ici et , puis ! (Jolie sélection, n’est-ce pas ?) Bref. Aurélie et Julie nous l’ont affirmé : c’est ici qu’elles ont mangé le meilleur Bò bún de Paris !

L‘intérieur a changé depuis sa dernière visite, mais le réaménagement lui plaît. Plus sobre, plus fonctionnel. Et la cuisine ? Est-elle restée la même ? Nous avons lu que l’ancien chef était parti… Pour Aurélie, le Bò bún est toujours excellent. Anne aussi l’a aimé – elle en a même fini son assiette, pourtant très copieuse ! La soupe Phở a plu à Véronique et le poulet orange-gingembre, à Fabienne. Quant au dessert, il fut validé par les M.O.P.C. (les Mousquetaires de l’Ordre de la Petite Cuillère). D’ailleurs, nous étions si occupées à nous régaler, que nous n’avons même pas dessiné. Plutôt un gage de qualité, non ? ;-)

 { Infos Pratiques }

Bonjour Vietnam est au n°6 de la rue Jean-Baptiste Dumay, Paris 20ème. Métro Jourdain ou Pyrénées. Il est ouvert du lundi au samedi de 12h00 à 15h00 puis de 19h00 à 23h00.

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Une cabane à Paris

Il neige sur la capitale ? Stop ! Les Croqueuses vous ont trouvé l’adresse idéale : dépaysante, chaleureuse et douillette… la totale ! Alors, chaussez vos skis (ou vos raquettes) et filez tout schuss rue Jean-Baptiste Dumay, perpendiculaire à celle de Belleville, entre les deux stations Jourdain et Pyrénées. C’est au numéro 8 que se tient le Cerwood Terrasse, un café façon cabane canadienne.

Dès l’entrée, nous nous sommes senties accueillies et la suite de la visite n’a pas démenti cette première impression – souvent la bonne, dit-on. Il était tôt. Nous n’avons goûté ni la bière, ni la soupe, ni la pâtisserie… mais tout simplement le café, le chocolat chaud et les jus de fruits frais (pomme, kiwi) à la demande. Nous avons pu les déguster tranquilles, toute la matinée, nous promenant ici et là pour dessiner.

Certes, le feu de bois est faux. (Quoi ? Mais alors… il ne s’agit pas d’une vraie cabane canadienne ? En plein 20ème arrondissement ? Quelle déception ! 😅) Rassurez-vous, le gros canapé devant la cheminée, avec son plaid en polaire toute douce, lui, est vrai ! Ainsi que la gentillesse du service.

Kaïs et Slavik, les serveurs présents ce matin-là, se sont montrés adorables. Ils ont accepté sans problème notre présence parfois un peu envahissante – il faut bien l’avouer ! Slavik nous a confié qu’il dessine également. D’ailleurs, il a participé à la décoration, amusante et soignée, du café. Certains y verront sans doute quelques clins d’œil à l’univers de Game of Thrones, tandis que d’autres se sentiront comme Boucle d’Or entrant chez les Trois Ours. Mais tous apprécieront l’ambiance, dépaysante et chaleureuse.

Vous l’aurez compris, nous avons passé là un excellent moment. Nous vous conseillons cette adresse pour une pause réconfortante entre deux glissades (plus ou moins volontaires) sur le fameux domaine skiable de Paris… Soyez prudents !

{ Infos Pratiques }

Le Cerwood Terrasse est au n°8 de la rue Jean-Baptiste Dumay, Paris 20ème. Métro Jourdain ou Pyrénées. Il est ouvert tous les jours de 8h30 à 21h30.

La Campagne est à Paris !

Après notre balade au cimetière, nous filons à « La Campagne » – et ça tombe bien, c’est tout près ! Suffit de sortir côté Place Gambetta, de descendre la rue Belgrand (du nom de l’inventeur des égouts de Paris) direction Porte de Bagnolet. Au bout, remonter la rue Géo Chavez (aventurier malheureux de l’aéronautique) sur quelques mètres : un escalier digne de ses cousins montmartrois s’offre à vos petits mollets. Allez, encore un effort, ce que vous allez découvrir là-haut vaut le coup.

Le quartier de « La Campagne à Paris » est située sur une ancienne carrière de gypse, comblée par les gravats des percées haussmaniennes. Sur l’impulsion du pasteur Sully Lombard, un lotissement coopératif de 92 pavillons y a poussé entre 1908 et 1928. Il s’agissait alors de permettre aux ménages à revenu modeste d’accéder à la propriété – mieux vaut ne pas penser au prix de ces maisons désormais…

Mais, puisque flâner le nez en l’air dans ces rues hors du temps ne coûte rien, ne boudons pas notre plaisir et sortons nos crayons. D’ailleurs, les riverains que nous y croiserons se montreront fort sympathiques à notre égard, l’une d’entre eux nous offrant même, sous ce soleil cuisant, chacune un verre de menthe à l’eau glacée ! Elle est pas belle, la vie de Croqueuse de Paris ?

Paris est un grand Cimetière

Inutile de vous présenter le Père-Lachaise, cimetière le plus célèbre de la capitale, n’est-ce pas ? Un jour de grosse chaleur comme aujourd’hui, c’est l’endroit idéal pour croquer à l’ombre ! Il faut dire qu’avec ses 5000 arbres (environ 50 espèces différentes) et ses 44 hectares, c’est aussi le plus grand espace vert de Paris. S’y perdre est un vrai bonheur.

Nous ne choisirons pas de dessiner les tombes des grands noms de notre littérature – La Fontaine, Molière, Balzac, Musset, Proust, Apollinaire, Colette ou Paul Éluard – pas plus que celles des stars de la chanson ou du cinéma – Georges Méliès, Édith Piaf, Gabin, Truffaut, Montand, Signoret, Moustaki, Bashung – ni même de talentueux playboys étrangers – Oscar Wilde et Jim Morrison. Non, juste une ou deux jolies perspectives, découvertes au hasard de la promenade.

Pourtant, il faudrait revenir. Car en hommage aux très nombreux peintres et dessinateurs enterrés ici – David, Ingres, Daumier, Delacroix, Géricault, Corot, Pissarro, Caillebotte, Seurat, Signac, Modigliani, Ernst, Laurencin… – nous pourrions aller croquer sur leurs tombes. (Sans oublier, bien sûr, celles de quelques grands noms de la gastronomie française – Carème, Brillat-Savarin ou Parmentier !)

À noter : au Père-Lachaise, il y a aussi des artistes vivants. :-)