Paris, pastel et peupliers

Après une matinée passée à L’OisiveThé, Les Croqueuses repartent en vadrouille dans les rues de la Butte aux Cailles…

Paris est une ville pleine de surprises. Vous marchez dans une rue que vous croyez connaître. Passante, bruyante et polluée. Soudain – allez savoir pourquoi – vous tournez la tête et découvrez, stupéfait, un recoin de quartier désert, silencieux et parfumé : le Square des Peupliers. Il est là depuis toujours, pourtant. Comme caché dans un pli du plan que vous n’auriez jamais pris la peine de déplier vraiment. Un lieu profondément contradictoire, puisque ce n’est pas un jardin – mais une rue en forme de triangle – et qu’il y pousse surtout des rosiers !

Là, vous vous dites « J’en ai eu de la chance, de tomber sur ce Paradis, comme ça, au hasard des rues de Paris ! » Et quelques pas plus loin, vous voilà de nouveau séduit. Sous le charme pastel de la rue Dieulafoy, prêt à emménager dans l’heure si par bonheur on vous le proposait. (soupir) Allez… rêver ne coûte rien ! S’asseoir sur le trottoir, dessiner à l’ombre des roses, pas grand chose non plus. ;)

Si vous suivez nos aventures de Croqueuses depuis le début, cette petite promenade vous en aura sans doute rappelé deux autres : l’une dans le 20ème, l’autre dans le 12ème… Sinon ? Découvrez-les vite !

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Paris à pas de Géant

Ce matin-là, place du Châtelet, à la terrasse du Zimmer, ce fut Noël avant l’heure. Les Croqueuses venaient en effet de recevoir un superbe lot de matériel à tester, envoyé par Le Géant des Beaux-Arts. Tests que nous avons faits avec plaisir et intérêt lors de notre rendez-vous de mai, à L’OisiveThé.

Suite à ces essais in situ, nous avons écrit quatre articles pour l’Atelier Géant, le magazine en ligne de l’enseigne. Anne, Fabienne et Véronique ont relaté chacune leur expérience et Aurélie réalisé une démonstration « pas à pas » en atelier. Nous espérons que ces retours vous aideront, vous aussi, à choisir les meilleurs outils !

Mais au-delà de cet échange, nous avions envie d’en savoir un peu plus au sujet du Géant à Paris. Nous avons donc posé quelques questions à Candice et Arnaud, les responsables du magasin parisien situé dans le 13ème arrondissement. Interview !

Où sont situés les magasins Géant à Paris, et pourquoi ?

Comme l’indique notre catalogue, nous avons un magasin Rive Droite (Paris 11ème) et un autre Rive gauche (Paris 13ème). Les deux se trouvent à proximité de plusieurs écoles d’art et d’architecture. Le nôtre est à quelques rues de la « Butte aux Cailles », quartier historique dont plusieurs logements ont été transformés en ateliers d’artistes et qui fait le bonheur des amateurs de Street Art.

La clientèle parisienne en général… quelle est-elle ?

Notre clientèle est très large. Nous touchons tous ceux qui utilisent du matériel beaux-arts : les étudiants, les artistes professionnels et amateurs, les associations artistiques, les ateliers, les administrations muséales et hospitalières, les écoles primaires, les collèges et lycées…

Chacun de ces deux magasins a-t-il une spécificité propre ? Des produits exclusifs ou davantage mis en avant ?

Nos 14 magasins suivent les mêmes opérations commerciales : nous proposons des promotions tout au long de l’année. En revanche, l’organisation de la mise en valeur des produits se fait en fonction de la superficie du magasin.

Aujourd’hui, nous proposons aux clients de se faire livrer gratuitement leur commande chez nous. Lors de votre passage en magasin, vous cherchez un produit en particulier ? Un conseiller de vente se chargera de le commander et vous le recevrez ici. Vous pouvez également récupérer une commande passée sur notre site.

D’une manière plus générale, quels rapports entretient le Géant avec Paris ?

Le Géant des Beaux-Arts, originaire de l’Est, s’étend partout en France. L’enseigne a décidé, il y a quelques années déjà, de venir s’installer à Paris pour aller à la rencontre des artistes de la capitale. Proches de nos clients, nous sommes également partenaires avec un certain nombre d’écoles d’arts, d’associations parisiennes et de manifestations artistiques… à suivre sur notre magazine en ligne !

Merci Candice, merci Arnaud. Une chose est sûre, Les Croqueuses n’ont pas fini d’explorer le 13ème. Entre parcours Street Art et « quartier chinois », cet arrondissement ne manque pas d’arguments. :)

Et pour trouver les magasins Géant…

Les Tricoteuses de Paris

Existent-elles, comme Les Croqueuses ? Peut-être ne portent-elles pas ce nom de manière officielle, mais elles existent bel et bien. La preuve, nous en avons croisées plusieurs dans un mignon salon de thé de la Butte aux Cailles (13ème arrondissement) totalement dédié à la passion de la maille. Ouvert en 2008 et premier du genre à Paris, celui-ci porte un nom charmant : L’OisiveThé. Charmant mais trompeur, car le tricot, c’est du boulot !

Les Croqueuses avaient repéré cette adresse depuis plusieurs mois et prévu, au début, de s’y rendre en avril. Quitte à ne pas se découvrir d’un fil, autant que ce dernier soit joli et bien tricoté, n’est-ce pas ? Mais les choses s’étant passées autrement, nous y voilà en mai : parfait, puisque cela nous plaît ! ;-)

Julien – qui tient aussi, avec sa femme Aimée, une autre boutique à deux pas – est venu tout spécialement nous ouvrir le salon, deux heures avant l’horaire habituel. Idéal pour investir les lieux à quatre sans gêner les clients. D’autant qu’aujourd’hui Les Croqueuses sont venues les besaces pleines de super matériel, tout neuf et à tester, généreusement fourni par le Géant des Beaux-Arts.

Fabienne et Anne se placent côte à côte, dos en vitrine, afin de croquer le comptoir et le mur où sont alignées, au fond de la boutique, pelotes de laines multicolores et belles boîtes à thé. La première s’essaiera aux feutres pinceaux Ecoline ; la seconde, aux marqueurs aquarelle Windsor & Newton. Véronique et Aurélie, de leur côté, tenteront de dessiner au marqueur à alcool I Love Art. La vaisselle posera pour elles…

C’est l’occasion de goûter un Thé du Hammam, création du Palais des Thés vendue sur place. La fraîcheur du thé vert y rencontre des saveurs plus gourmandes – rose, datte, fruits rouges et fleur d’oranger. L’ensemble est délicieux, aussi bien chaud que refroidi. (Sans doute extra en thé glacé, l’été.)

À 11 heures, Lucile arrive et commence la mise en place. Johanna la rejoint bientôt, prête pour le service. Avant l’arrivée des premiers clients, celle-ci sort son tricot. Maille après maille, elle vérifie, reprend. L’ouvrage semble extrêmement complexe : pas de doute, nous préférons nos crayons aux aiguilles. Pourtant, si nous prenions quelques cours auprès de Lucile, nous pourrions certainement nous débrouiller un peu. Et cela fait envie, car le tricot, c’est tout un art… de vivre ! Voire une philosophie. Le pratiquer, c’est entrer dans une communauté internationale – celle des « tricopines ».

Mais le temps passe et les clients s’attablent. Alors nous troquons nos carnets contre de belles assiettes, copieuses et appétissantes. Crumble d’aubergines, feuilleté de volaille, Tatin de légumes tapenade, œufs coque et saumon – tout est servi accompagné d’une salade composée, pour un peu plus de 10,00€. Il y a du monde, en terrasse et à l’intérieur. Lucile et Johanna ne goûteront pas tout de suite au plaisir de l’oisiveté – d’autant que ce soir, comme chaque mercredi, le salon est privatisé pour la soirée tricot. Nous, si ! Et dans cet îlot tranquille, cosy et coloré, c’est tellement bon… Merci, L’OisiveThé !