Vive le « télé-croquis » ! (5)

Ce jeudi encore, Les Croqueuses de Paris se sont e-retrouvées dans les rues de Paris pour leur séance rituelle de télé-croquis…

Les Croqueuses de Paris en télé-croquis

Cette fois-ci, cap sur le 14ème arrondissement, la rue des Thermopyles et la Cité Bauer : un quartier bucolique où nous nous étions promenées en sortant des Grands Voisins. Fabienne, Anne, Aurélie, Véronique… chacune a croqué sa façade préférée. Il faut dire qu’elles sont toutes plus charmantes les unes que les autres !

Les Croqueuses de Paris

Le programme du « télé-croquis » de jeudi prochain est déjà choisi mais ce sera un rendez-vous un peu spécial, car il vous concerne tous ! Cela fait un petit moment que Les Croqueuses y réfléchissent : est-ce qu’une e-rencontre entre télé-Crocœurs sur Zoom vous plairait ?

@ suivre… 😉

Vive le « télé-croquis » ! (4)

Troisième semaine de confinement = troisième « télé-croquis du jeudi » ! Cette fois, nous nous sommes e-retrouvées à la Cité de l’Architecture…

Les Croqueuses de Paris croquent à distance !

En effet, Aurélie et Véronique avaient eu la chance de visiter la Cité en excellente compagnie, peu avant le confinement. (Merci Sandra !) Un article vous en dira plus d’ici quelque temps… 😉

Comme d’habitude, chacune a choisi son point de vue. Le coq de Notre-Dame, en partie fondu et tout cabossé, réfugié à la Cité depuis son sauvetage des flammes a remporté un gros succès : Aurélie et Fabienne l’ont élu sujet du jour ! Anne s’est employée à dompter l’ours du Duc de Berry et Véronique à saisir le « choc des époques » avec cette perspective étonnante où, au détour d’une salle, se rencontrent l’Art roman et la Tour Eiffel.

La Cité de l'Architecture

Le programme du télé-croquis de jeudi prochain ? Suspense !

@ suivre 😉

Vive le « télé-croquis » ! (3)

COVID-19 vs Croqueuses ? Pour l’instant, le moral reste bon ! Nous en sommes à notre troisième séance de dessin à distance et tout va bien. Après la venue du printemps, c’est la nostalgie des cafés en terrasse et autres douceurs gustatives, qui nous ont inspirées…

Télé-croquis chez Les Croqueuses de Paris

Un jour, quand le confinement sera fini, vous pourrez aller goûter toutes ces bonnes choses au Moulin de la Vierge (pour les cafés gourmands de Fabienne), au Café A (pour le poke bowl au saumon d’Anne) et chez Nossa (pour le pasteis de nata d’Aurélie).

Véronique s’est amusée, quant à elle, à croquer deux cafés dégustés dans deux endroits différents. Ce sont des adresses où nous avons pris plaisir à nous arrêter, mais sur lesquelles nous n’avons pas publié d’article. Voilà donc l’occasion d’en parler : Kitsuné (au Palais-Royal) et La Palette (à Saint-Germain-des-Prés) – deux lieux aux ambiances différentes, presque opposées, chacun pourtant bien ancré dans son environnement parisien…

Télé-Croquis des Croqueuses de Paris

Le programme du télé-croquis de jeudi prochain ? Disons que le « sourire du lundi » d’aujourd’hui sur Facebook est un très bon indice !

@ suivre 😉

Vive le « télé-croquis » ! (2)

Peut-être vous souvenez-vous du premier épisode ? En décembre 2019 puis janvier 2020, nous avions dû annuler deux rencontres parisiennes pour cause de grèves. Tristes et déçues d’être privées de nos rendez-vous mensuels, nous nous étions adaptées en organisant une séance de « télé-croquis » via Messenger.

Contre toute attente, ces deux premières heures de dessin en ligne, plutôt vécues comme une expérience ponctuelle, nous auront finalement préparées à la suite. Maintenant que le COVID-19 nous oblige à nous confiner, Les Croqueuses savent comment survivre ! Nous avons décidé de nous retrouver une fois par semaine – oui, en période difficile pour le moral, il est sage d’augmenter la dose ! Notre deuxième séance a donc eu lieu jeudi dernier…

Les Croqueuses de Paris télé-travaillent !

Puisque le temps était si beau et le printemps pour tout bientôt, nous sommes virtuellement retournées à Giverny, dans le splendide jardin de Claude Monet. (Oups ! Désolée, l’article n’est pas encore en ligne.) Comme dans « la vraie vie », nous avons choisi chacune notre point de vue préféré puis dessiné, tranquilles, en bavardant… Bonheur simple et si précieux de l’amitié. ♥

Télé-Croquis à Giverny

Quel sera notre prochain sujet ? Mystère !

@ suivre 😉

Vive le « télé-croquis » !

Oyez oyez, @mis et @bonnés chéris !

Savez-vous que Les Croqueuses font du « télé-croquis » ?

Confinement des Croqueuses

Hier, notre journée de rencontre ayant été annulée faute de trains, nous avons testé le « télé-croquis » via Messenger. Résultat ? Deux heures fort sympathiques de dessin, bla-bla et rires à distance !

Pour préparer la séance, nous nous étions plongées dans nos (énormes) archives photographiques et avions choisi un sujet commun : les chaises, au tressage si graphique, des cafés parisiens.

Bien sûr, cela ne remplacera JAMAIS une vraie sortie parisienne entre filles mais nous avons passé un bon moment et fait quelques dessins… C’est tout de même mieux que rien !

Les Croqueuses de… Giverny !

Attention, grande première ! Il y a de cela plus d’un an, Les Croqueuses ont franchi non seulement les frontières de la petite et de la grande couronnes, mais également celles de l’île-de-France. Elles se sont joyeusement affranchies de Paris et de sa banlieue pour s’aventurer jusqu’en Normandie… Récit !

JARDIN TABLEAU

Quitte à faire quelques kilomètres, autant que le programme soit bien rempli : nous visiterons d’abord les jardins et la maison de Claude Monet, puis le Musée des Impressionnismes et sa superbe exposition temporaire – nous en avons déjà parlé, lorsqu’elle était encore d’actualité. Nos billets ont été pris d’avance ; nous entrons donc chez le « Pape des Impressionnistes » par la porte de côté, en longeant le vieux mur sous les (futurs) kiwis.

Que dire d’original sur ces jardins ? Tout y est si beau, si pensé, si spectaculaire ! On a juste envie de se taire. De s’asseoir au bout d’une allée ou au bord d’un bassin… Et de croquer cette nature épanouie, foisonnante, là, comme ça, tout de suite, sur le motif. Alors, c’est ce qu’on fait. Comme d’habitude. À deux blotties sur un banc, ou debout seule, au bord de l’eau. Seule ? Non, pas vraiment. Nous dessinons tant bien que mal, immobiles au milieu du flot continu et parfois bruyant des touristes – nos semblables, il faut bien l’avouer…

Pourtant, pas de regret. La beauté des jardins et leur art d’avaler toute présence humaine dans son abondance de feuilles, de fleurs, de plantes, de hampes, de tiges, de thyrses… nous font souvent oublier la foule. Et puis, certains coins sont moins visités que d’autres. Nous les cherchons, les trouvons. Par ailleurs, le fait de rester un long moment au même endroit, pour dessiner, permet de goûter intensément de très beaux instants de solitude, comme plongées soudain dans un immense bain de couleurs – un tableau végétal, un chef-d’œuvre vivant.

MAISON PALETTE

La maison, elle aussi, nous offre ses couleurs. Le rose des murs extérieurs dialogue avec le vert des volets et des bancs. Le jaune éblouissant de la salle à manger – où La Grande Vague, célèbre estampe d’Hokusai est exposée – avec le rouge des tomettes et le bleu des faïences. Le calme doux des beiges, des mauves et du bois chaleureux des chambres, avec l’explosion de verdure insensée, projetée depuis le jardin à travers les fenêtres. Chaque pièce a son caractère et le tout, son harmonie singulière. S’y promener, en s’imaginant se poser quelques minutes pour admirer les estampes japonaises, croquer les bouquets sur les tables ou prendre un thé dans un fauteuil à fleurs… quel bonheur !

Mais revenons à la réalité : le temps passe et après la visite des jardins puis de la maison, il ne nous reste plus qu’à sortir par la boutique… Celle-ci est installée dans le vaste atelier où Claude Monet a peint les Nimphéas pour l’offrir à la France le 11 novembre 1918, jour de l’Armistice, comme monument à la Paix. Ce don de l’artiste se fera non sans peine par l’intermédiaire de son ami Georges Clémenceau, dont il partage les idées républicaines. Si ce n’est déjà fait, allez les voir – oui oui, c’est un impératif ! – au Musée de l’Orangerie. À noter que la boutique vend, entre les sachets de graines et les décorations de Noël en tissu, la version américaine du bel album écrit par notre Croqueuse Véronique et illustré par Bruno Pilorget : The Great Wave ! (Trop fières !)

En résumé, malgré la foule et la pluie intermittente, Les Croqueuses ont adoré cette visite – la 4ème pour Véronique, chauffeuse occasionnelle de la troupe, qui a eu la chance depuis d’y retourner en automne. « Les couleurs y sont encore plus belles qu’au printemps ! » affirme-t-elle, enthousiaste. Et c’est bien là l’enjeu de l’œuvre de Monet : saisir l’insaisissable, cette beauté changeante et sans cesse renouvelée de la nature au fil des heures, des jours, des saisons, de la vie…

Post-scriptum : pour voir nos dessins en train de se faire, rendez-vous sur YouTube où la vidéo de notre visite est en ligne ! Deux autres séries de quatre dessins ont été faits depuis, en télé-croquis d’après nos photographies, pendant le confinement. Vous les trouverez ici et !

{ Infos Pratiques }

En 2020, la Fondation Claude Monet a ouvert ses portes à partir du 8 juin et jusqu’au 1er novembre, tous les jours de 9h30 à 18h. Attention, la réservation en ligne est désormais obligatoire (date et créneau horaire à choisir) ainsi que le port du masque.

Les Croqueuses de Paris au Procope

Le plus vieux café de Paris

Aujourd’hui, Les Croqueuses vous emmènent déguster un petit cappuccino dans un endroit mythique*: Le Procope, plus ancien café de la capitale !.!

« Le café est très en usage à Paris : il y a un grand nombre de maisons publiques où on le distribue. Dans quelques-unes de ces maisons on dit des nouvelles, dans d’autres on joue aux échecs. Il y en a une où l’on apprête le café de telle manière qu’il donne de l’esprit à ceux qui en prennent : au moins, de tous ceux qui en sortent, il n’y a personne qui ne croie qu’il en a quatre fois plus que lorsqu’il y est entré. »

Extrait des Lettres Persanes, Montesquieu.

En réalité, l’établissement d’origine, fondé en 1686 par Francesco Procopio dei Coltelli, un immigré sicilien considéré comme le père de la crème glacée – béni soit cet homme*! – a fermé en 1890 et seulement rouvert en 1957, sous le même nom mais en devenant restaurant. Il faut dire qu’entre temps, l’endroit avait été occupé par diverses affaires, notamment un Bouillon Chartier. Depuis, Le Procope est passé aux mains des Frères Blanc, propriétaires de nombreuses brasseries parisiennes, eux-mêmes rachetés ensuite par le Groupe BertrandAngelina, Au Bureau, Bert’s, Café Leffe, Burger King France, etc. Bienvenue au XXIème siècle…

Mais qu’importe. Une fois poussées les portes du Procope, la magie opère et l’on se prend à remonter le temps. Le mieux est d’entrer côté «*cour du Commerce Saint-André*» – joli passage pavé chargé d’histoire, où la façade est plus modeste. Plaques souvenirs, portraits de philosophes, table de Voltaire, citations, cloche de Marat, bicorne de Bonaparte… dedans comme dehors, les murs témoignent de l’intense bouillonnement intellectuel, à la fois culturel et politique, du vieux café.

Situé face à l’ancienne Comédie Française, ce fut d’abord un lieu d’artistes et d’auteurs de théâtre. Puis vinrent les philosophes des Lumières. Diderot, dit-on, y rédigea quelques uns des articles de l’Encyclopédie et Benjamin Franklin, une partie de la future Constitution des États-Unis. Les hommes de la Révolution en firent ensuite leur QG – Danton, Desmoulins, Marat, Robespierre… – mais le temps passe encore et bientôt ce sont les grands auteurs du XIXème siècle qui s’y retrouvent. George Sand et Alfred de Musset, Balzac, Victor Hugo, Théophile Gautier, Anatole France, Verlaine, Oscar Wilde… quelle clientèle intimidante !

Mais, en ce milieu d’après-midi, le Procope est désert. On dessert les dernières tables du déjeuner en attendant de dresser le couvert du soir… Les Croqueuses de Paris se glissent sur les banquettes rouges et se réchauffent au cappuccino. Nous avons dessiné, fort concentrées toute la matinée, à la Grande Mosquée : alors, maintenant, on lâche les carnets, on laisse les crayons. Place aux rires et aux bavardages ! Comme vous le verrez ci-dessous, Voltaire, qui nous écoute discrètement, n’en sera pas défrisé pour autant ! Plus tard, lors d’une séance de « télé-croquis » improvisée faute de trains pendant les grèves, Anne peindra la jolie devanture de ce « monument » que l’on peut visiter assis en dégustant une madeleine – référence littéraire oblige ! 😉

{ Infos Pratiques }

Le Procope se situe au n°13 rue de l’Ancienne Comédie, Paris 6ème. Métro Odéon. Il est ouvert tous les jours de midi à minuit – jusqu’à 1h00 les jeudi, vendredi et samedi soirs. Renseignements au 01 40 46 79 00.