Un Château à Vincennes

Après leur escapade à Saint-Germain-en-Laye, il semble que Les Croqueuses de Paris aient pris goût à la vie de château ! Coïncidence amusante, celui que nous allons croquer aujourd’hui est aussi en bout de ligne – mais de métro, pas de RER. Et, cette fois-ci, la visite sera plus modeste : pas de promenade sur les toits, juste une petite pause en mode lézards sur la pelouse qui longe les douves. Oh, des lézards un peu bizarres, bien sûr… avec pinceaux et crayons au bout des pattes ! ;-)

Voilà donc nos Croqueuses confortablement installées sur l’épais tapis d’herbe verte entourant le château. Vu d’ici, le donjon est particulièrement impressionnant, jaillissant de derrière les larges fossés (26 mètres) et la solide muraille (1000 mètres de long) : c’est le plus haut d’Europe (52 mètres). D’abord manoir capétien, résidence royale du XIIème au XVIIème siècle, prison d’État au XVIIIème, puis caserne… tout comme celui de Saint-Germain-en-Laye, ce château est un témoin de pierre qui nous raconte l’histoire de France.

Assez vite, chacune trouve son angle : Fabienne et Aurélie craquent pour l’architecture étonnante du donjon, dodu de tours et de tourelles, tandis qu’Anne s’attaque à la Sainte-Chapelle et que Véronique lui tourne le dos pour croquer l’alignement des façades, si typiquement parisiennes, qui lui font face. Et c’est ainsi que l’après-midi se termine, tranquille et reposant, à l’ombre des platanes…

Cependant il faut l’avouer, celui-ci aurait été incomplet sans notre arrêt au Terminus Château, brasserie populaire et fièrement restée « dans son jus » quand tant d’autres autour se « boboïsent » à coup de brunch et d’ambiance lounge ! Et pourtant, quelques stars du grand écran y viennent régulièrement – nous pouvons en témoigner ! Pour notre part, nous y sommes entrées un peu par hasard et à une heure plus que tardive en vue d’un déjeuner. (Nous revenions de ce périple tropical qui avait drôlement aiguisé nos appétits !) La cuisine, toute simple et sans chichis, a rechargé nos batteries. Quant à l’accueil de Frédéric, il a été fantastique : encore un grand merci à lui !

{ Infos Pratiques }

Le Château de Vincennes se trouve au n°1 de l’avenue de Paris, à Vincennes. Métro Château de Vincennes. Vous trouverez ces horaires d’ouverture ici.

Le Terminus Château (qui est aussi un hôtel) se trouve au n°9 de l’avenue de Nogent, juste à la sortie du métro. Il est ouvert tous les jours de 6 heures à minuit trente.

Paris, pasteis et Panthéon

Voilà, c’est l’automne… Les Croqueuses de Paris sont ravies : elles vont bientôt se retrouver pour dessiner ! Mais, en attendant, pourquoi ne pas prolonger l’été dans nos assiettes avec une petite escale gourmande au Portugal ?

Bem vindo chez Nossa, jolie petite adresse portugaise de Paris ! En réalité, il y a même deux adresses – l’une rive droite, l’autre rive gauche – mais c’est dans cette dernière, à deux pas du Panthéon, que nous nous sommes attablées après notre matinée passée à croquer la Grande Mosquée.

Au sol, une calçada digne des rues de Lisbonne. Au mur, des morceaux d’histoire vibrants de sensibilité. Au centre des tables, des azulejos colorés. Au menu, du poulet grillé (spécialité de cette churrasqueira) et des tostas. Au dessert, des pasteis de nata saupoudrés de cannelle… Au total ? Un régal ! (Et une addition plus que raisonnable.) Vai lá!

Un « deux en un » à Saint-Germain !

Aujourd’hui, deux Croqueuses vous emmènent en banlieue, au terminus du RER A : Saint-Germain-en-Laye. Là-bas nous attend un château-musée à l’histoire étonnante, foisonnante et pourtant méconnue. À nous de vous faire découvrir tout ça!

TERMINUS TERRASSE

D’abord, un peu de géographie. Saint-Germain-en-Laye se trouve à 20 kilomètres à l’Ouest de Paris et à 15 au Nord de Versailles. Avec sa forêt domaniale de 3500 hectares, c’est la commune la plus vaste des Yvelines – troisième d’Île-de-France, après Fontainebleau et Paris. Mais ce qui fait sa spécificité tient avant tout à son relief. En effet, la ville est perchée au bord d’un plateau calcaire qui domine la Seine du haut de ses 60 à 90 mètres selon les endroits. De la « grande terrasse » du parc, œuvre de Le Nôtre, la vue sur Paris et ses alentours est imprenable – d’où l’intérêt d’édifier un château fort ici dès le XIIème siècle. Cela dit, celui que nous visitons aujourd’hui n’est plus le même: plusieurs fois pris par les Anglais, pillé ou partiellement incendié, il n’a cessé d’être rebâti, agrandi, transformé, menacé ou restauré. Un vrai feuilleton!

Maintenant, est-il possible de se percher plus haut encore que sur la «grande terrasse»? La réponse est «oui»! Véronique et Aurélie suivent Fabien, chargé de communication, sur les toits du château. Là-haut, la vue sur le parc et la ville est évidemment splendide. Et pourtant, après la visite commentée passionnante, ce n’est pas ce qui aura retenu finalement notre attention. Selon nous, le plus remarquable vu des toits, c’est bien l’architecture du château elle-même. Des balustrades, le regard plonge dans la cour intérieure. Il est happé par le rythme des façades, comme rayées de rouge, et celui des grandes cheminées. Les symboles sont partout. Chaque époque, chaque régime politique, a laissé son empreinte: F (et salamandre) de François 1er, N de Napoléon III, RF de République Française… S’il existe un château qui raconte notre histoire (mouvementée) dans sa durée, c’est bien celui de Saint-Germain-en-Laye!

VERSUS VERSAILLES

Petit test. Si l’on vous parle des rois de France et de leur cour, de Louis XIV, de ses fêtes éblouissantes et de ses favorites, des spectacles signés Molière et Lully… à quel château pensez-vous? Si ces quelques mots vous évoquent Versailles, vous avez – comme nous auparavant – tout faux. C’est ici, à Saint-Germain-en-Laye, que cela se passait. Pour résumer, le Roi-Soleil y naquit en 1638 et y régna jusqu’en 1682, date à laquelle il s’établit à Versailles.

Par ailleurs, saviez-vous qu’un château peut aussi en cacher un autre? Encore une découverte! Celui sur les toits duquel nous avons grimpé – cf la vidéo sur notre chaîne YouTube – fut longtemps appelé le «Château-Vieux» par opposition au splendide «Château-Neuf» qui fut construit à la Renaissance, en lieu et place de la fameuse terrasse, perché au-dessus de la Seine. Hélas, il ne reste plus rien (ou presque) de cette « Maison du Théâtre et de la Baignerie » commandée à l’architecte Philibert Delorme (Fontainebleau, Chenonceau…) par Henri II et Catherine de Médicis. Pourtant, imaginez son envergure! Décidément, ce lieu nous réserve bien des surprises…

BONUS MUSÉE

Car ce n’est pas tout: non content d’être un superbe condensé d’Histoire de France, le château de Saint-Germain-en-Laye abrite en son sein l’une des plus riches collections archéologiques du monde! En 1862, Napoléon III crée le «musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines» lui choisissant le «Château-Vieux» pour écrin. La restauration du bâtiment, alors en ruine, est confiée à Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. C’est le premier – mais également le seul, ce toujours aujourd’hui – musée entièrement consacré à l’archéologie du territoire national. D’où son nom actuel : Musée d’Archéologie Nationale (MAN). Et lui aussi a sa Joconde… la fameuse Dame de Brassempouy, sculptée dans l’ivoire de mammouth et vieille de 22 000 ans!

Vous l’aurez compris, en sortant du RER, vous allez plonger dans l’Histoire – et la Préhistoire! – tête la première. Mais ne vous attendez pas à trouver un château «dans son jus» ou meublé Renaissance: vous entrez avant tout dans un musée d’archéologie. Disons que, pour Les Croqueuses, passer la porte rouge du château de Saint-Germain-en-Laye, c’est un peu comme ouvrir une poupée gigogne… Ensuite, de la cour jusqu’aux toits, en passant par la chapelle et la salle de bal, s’emboîtent et se déploient des siècles de savoirs et de pratiques humaines dont l’architecture et la muséographie sont les précieux révélateurs.

C’est enrichies de ces multiples découvertes que nous adressons nos remerciements à l’équipe du musée – Fabien Durand notamment, mais également Hilaire Multon, directeur du MAN, qui nous ont l’un et l’autre si volontiers consacré quelques heures de leur temps!

PS : Et, en plus, comme vous le verrez sur nos photos, nous avions ce jour-là une invitée de marque! En effet, l’autrice et illustratrice Claudine Aubrun est venue croquer – l’une de ses activités favorites! – avec nous à Saint-Germain-en-Laye. Tiens, puisqu’il s’agit d’une spécialiste des enquêtes, nous vous laisserons découvrir tout seuls son lien avec le musée… Bon, d’accord, un indice vous attend ici! ;-)

{ Infos Pratiques }

Le Domaine national (parc) est ouvert tout les jours de l’année – sauf les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai. Les horaires varient selon les mois : octobre – février  = 8h – 17h / mars – avril = 8h – 19h30 / mai – août = 8h – 20h30 / septembre = 8h – 19h30.

Le Musée d’archéologie nationale (château) est ouvert tous les jours de 10h à 17h – sauf le mardi et les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai. Les toits sont accessibles du 2 mai au 30 septembre, soit en visite guidée par un conférencier (les lundis, jeudis et vendredis / durée 1h / réservations la veille), soit en promenade commentée (les mercredis, samedis et dimanches / durée 30 minutes / réservations le jour même).

N’hésitez pas à vous renseigner sur les activités proposées au jour le jour par le musée avant de programmer votre visite – sur le site ou via l’application ArcheoMAN, disponible en versions Androïd ou Apple.

Les Croqueuses aux Pépites !

Les Croqueuses de Paris ont une excellente nouvelle à vous annoncer ! Depuis le début du mois de juillet, nos badges et nos cartes postales sont disponibles à la vente dans une jolie boutique, en plein cœur de Paris : toutes pimpantes, Les Pépites attendent votre visite rue Saint-André-des-Arts, dans le 6ème arrondissement… et nous en sommes très fières !

{ Infos Pratiques }

Les Pépites se situent au n°41 de la rue Saint-André-des-Arts, Paris 6ème. Métro Saint-Michel ou Odéon. La boutique est ouverte tous les jours jusqu’à 20h30 – depuis 11h, du mardi au samedi et depuis 14h30 les dimanches et lundis.

PS : Bien sûr, si vous n’êtes ni parisiens, ni voyageurs de passage dans la capitale, mais que vous souhaitez acheter nos badges, nos cartes postales et nos dessins originaux… notre boutique en ligne est toujours ouverte ! ;-)

Un Minaret à Paris

Prêts à partir au Maroc ? En Tunisie ? En passant par l’Andalousie ? (Tout cela, bien sûr, sans jamais quitter le 5ème arrondissement.) Alors, suivez Les Croqueuses de Paris à la Grande Mosquée

« Quand s’érigera, au-dessus des toits de la ville, le minaret que vous allez construire sur cette place, il ne montera vers le beau ciel nuancé de l’Île-de-France qu’une prière de plus dont les tours catholiques de Notre-Dame ne seront point jalouses. »

Extrait du discours officiel au lancement de la construction (1922)

VERT MENTHE

Pour commencer, nous avons rendez-vous à l’angle des rues Daubenton et Geoffroy-Saint-Hilaire. Avant de sortir crayons et carnets, nous allons d’abord nous asseoir dans la petite cour, juste à l’entrée du restaurant, autour d’un café ou d’un thé. À l’ouverture, il y a peu de monde. Chaises, tables et parasols attendent sagement les clients. La vitrine de pâtisseries, toutes plus appétissantes les unes que les autres, aussi. Deux des Croqueuses arrivent de Province : elles se sont levées aux aurores pour attraper un train et apprécient de débarquer dans ce havre de paix coloré, immédiatement dépaysant.

Véronique nous présente son amie Rosa Burdeos, l’artiste invitée du jour. Ancienne voisine – l’une à l’entrée A, l’autre à l’entrée C d’une petite cité de briques du 20ème – et marraine de sa fille cadette, elle est ici avant tout parce qu’elle dessine. Et grave, surtout. Des œuvres qu’elle expose régulièrement avec l’association Graver Maintenant. Elle enseigne également les Arts Plastiques à la Ville de Paris. Voilà ! Les présentations sont faites, les voyageuses reposées, les boissons bues et Abdelaziz, le garçon, nous offre son sourire pour un prochain lundi. Que demander de plus ? Les Croqueuses et leur invitée quittent le Salon de Thé pour aller croquer la Mosquée.

VERT OASIS

Construite quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale dans un style hispano-mauresque, la Grande Mosquée de Paris semble prendre modèle sur celle de Fès, la prestigieuse et très ancienne Al Quaraouiyine… même si le minaret, haut de 33 mètres, évoque dit-on davantage la Zitouna de Tunis. Quant à la cour d’honneur et son jardin, absolument splendides, ils nous transportent en Andalousie. Les milliers de carreaux turquoises qui recouvrent le sol, dessinant les massifs, nous font croire au mirage d’un immense bassin d’eau claire. Bref, y pénétrer, c’est entrer dans une oasis. De fraîcheur, en été. De rêve de chaleur, en hiver. De verdure, dans la ville. De calme spirituel, dans l’agitation temporelle…

Vous lirez peut-être ici et là que la Grande Mosquée de Paris est la plus ancienne édifiée en France, mais c’est faux. D’ailleurs, si vous nous lisez attentivement, vous le savez déjà : la vraie première mosquée de Métropole fut construite ici, pendant la Première Guerre mondiale, près de l’hôpital militaire qui soignait les soldats blessés des troupes coloniales. Mais ne chipotons pas : la Grande Mosquée reste bien, en effet, la plus ancienne encore en activité. Si l’histoire de ce lieu remarquable – à la fois par sa beauté, sa vocation culturelle autant que religieuse et les enjeux politiques avec lesquels il compose depuis presque un siècle – vous intéresse, nous vous recommandons vivement cet article (Le Monde des Religions) et ce reportage (Arte), tous deux passionnants. À compléter éventuellement par la lecture du n°4315 de la revue L’Illustration, paru pendant la construction de l’édifice, en 1925.

VERT CROQUIS

Hélas, le temps passe… même dans une oasis ! Allez, Les Croqueuses, trêve de flânerie au « Jardin des Délices » : il est l’heure de choisir le meilleur point de vue, de s’y asseoir, de sortir ses affaires et de se lancer. Après avoir tout visité, les Croqueuses et leur invitée resteront dans la cour d’honneur. Les unes près de la porte monumentale donnant sur le patio, les autres sous les colonnes, le nez dans la glycine… Quel parfum délicat, quelles conditions idéales pour dessiner !

D’ailleurs, nous ne nous en lassons pas ! Véronique y est retournée la semaine dernière accompagnée d’une stagiaire débutante, qui souhaitait une journée entière d’initiation au carnet de voyage. Si dessiner sur place en bénéficiant des conseils de l’une d’entre nous vous intéresse, restez connectés : Aurélie vous a négocié quelque chose de plutôt sympathique… @ suivre ;-)

{ Infos Pratiques }

La Grande Mosquée de Paris se situe au n°2 bis de la place du Puits-de-l’Ermite, Paris 5ème. Métro Place Monge. Elle est ouverte aux visiteurs (3€ l’entrée, 2 à partir de 10 personnes) tous les jours sauf le vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00 (l’été) / 18h00 (l’hiver). Renseignements au 01 45 35 78 17.

Bravo à nos gagnantes !

Chers visiteurs, @mis et @bonnés chéris,

merci ! Une fois de plus, vous avez été nombreux à jouer avec nous et, ce que l’on apprécie par dessus tout, à prendre le temps de regarder nos vidéos, de les comparer, d’en choisir une et d’expliquer pourquoi celle-ci vous plait plus que les autres. Oui, du fond du cœur, Les Croqueuses vous adressent un très grand merci. ♥

Comme promis, les tirages ont eu lieu après 21 heures : vous pouvez y assister ici et ! Cette année, les gagnants sont des gagnantes. Il s’agit de Priya (qui préférait la vidéo du No Mad Festival pour de jolies raisons) et de Fabienne (à qui La Maison de Thé rappelait de beaux souvenirs). D‘autres gagnantes – décidément ! – ont été tirées au sort sur notre page Facebook.

Mais, au fait… qu’ont-elles gagné ? Les unes (qui vivent loin de Paris) vont pouvoir choisir un original chacune dans notre boutique Etsy et les autres (parisiennes) passer une excellente soirée au Théâtre des Mathurins en allant voir La Tour de 300 mètres avec la personne de leur choix : bravo à toutes !

Jouez avec les Croqueuses !

Chers visiteurs, @mis et @bonnés chéris,

vous vous rappelez ? En 2018, comme en 2017, nous vous avions proposé un jeu, avec de jolis lots à gagner, et vous aviez été très nombreux à participer ! 2019 est bien avancée… êtes-vous prêts à (re)tenter votre chance ?

Comme les années précédentes, pour jouer, il vous suffit d’élire votre vidéo préférée parmi les 4 proposées ci-dessous… en nous disant pourquoi. (Eh oui, nous sommes curieuses, vous savez bien !) Laissez-nous un commentaire sous cet article – ou directement sous la vidéo choisie, sur YouTube, si vous avez un compte. Dans ce cas, profitez-en pour vous abonner à notre chaîne et être ainsi avertis en temps réel de chaque nouvelle vidéo mise en ligne !

Comme chaque année, les gagnants seront tirés au sort. (Et comme chaque année nous filmerons ce grand moment de suspense !) À noter que vous avez deux chances de gagner : la première ici, la seconde sur notre page Facebook.

Mais, au fait… deux chances de gagner quoi ?

Tadaaam ! Les Croqueuses de Paris sont très fières de mettre en jeu pour vous, cette année, deux lots de 2 places de spectacle ! En effet, les deux gagnants (blog et Facebook) se verront offrir 2 places chacun pour une représentation de La Tour de 300 mètres (un Musical consacré à l’histoire de la Tour Eiffel) à l’affiche du Théâtre des Mathurins jusqu’au 29 juin.

MAIS si vous ne pouvez pas vous libérer d’ici la fin du mois pour y assister, précisez-le dans votre commentaire : vous jouez alors pour un original à choisir dans notre boutique Etsy ! Elle est pas belle, la vie ?

Bon, cette fois, vous savez tout… et vous avez jusqu’à mercredi soir prochain (12 juin, 21 h) pour nous parler de votre vidéo préférée : à vous de jouer !

N°1 La Maison de Thé

N°2 Le Jardin d’Agronomie Tropicale

N°3 L’île Nancy (78)

N°4 Le No Mad Festival (95)

Bonne chance @ tous !

Une chapelle sur la Seine

Cette fois, ça y est, le (vrai) printemps est là et Les Croqueuses se sont retrouvées, toutes les quatre, pour leur premier (vrai) rendez-vous de l’année ! D’ailleurs, nous étions plus qu’au complet, puisqu’une invitée nous accompagnait. Mais, en attendant de vous raconter tout cela dans nos prochains articles, nous vous proposons une visite insolite, sur la Seine et en banlieue…

Connaissez-vous Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines ? En transilien (ligne J) on y est en 30 minutes à peine depuis Saint-Lazare. Et savez-vous que, chaque 3ème week-end de juin depuis 1960, la « Capitale de la Batellerie » démarre l’été en fanfare en célébrant son « Grand Pardon » ? Eh bien, l’année dernière, à la veille de ces festivités, nous sommes montées sur une péniche « pas comme les autres » et nous l’avons croquée.

Amarrée quai de la République, celle-ci ne transporte plus de charbon comme à l’origine : rebaptisée Je Sers et consacrée à Saint-Nicolas, elle est devenue le « bateau-chapelle » des bateliers de Conflans. Destiné à l’entraide au sein de cette communauté, le Je Sers s’est progressivement diversifié en portant assistance aux personnes en difficulté, quelle que soit leur provenance. Depuis 2014, des réfugiés tibétains y sont accueillis par La Pierre Blanche – une association que Les Croqueuses croiseront le lendemain au No Mad Festival, à Pontoise.

En ce vendredi après-midi, veille de « Pardon National », on s’active à mille préparatifs sur les quais. Nous nous engouffrons volontiers dans le ventre du bateau, à l’abri de l’agitation et des essais micro. Silencieux, chaleureux, apaisant… l’endroit est tout simplement accueillant. L’habillage en bois y est pour beaucoup, côté chapelle comme côté foyer. Vous le verrez sur les photos, de nombreux éléments relatifs à la batellerie signent l’appartenance du lieu à sa communauté, lui donnant un caractère unique. Mais on y trouve aussi tous les attributs symboliques et architecturaux d’une église – nef, chœur, abside, vitraux, statuaires et mobilier… dont une partie réalisée par Paul Croixmarie, sculpteur à l’origine d’un certain renouveau de l’Art Sacré dans les années 20.

Après une sortie au grand air sur l’île Nancy – non sans quelques pitreries… – le calme du bateau-chapelle nous fait le plus grand bien. Sur la pointe des pieds, chaque Croqueuse circule avant de choisir son angle d’attaque. Aurélie se chargera de Jésus et Anne de la Vierge Marie. Fabienne croquera le chœur et Véronique une vue d’ensemble – ses trois camarades comprises – depuis l’entrée.

Au fur et à mesure que les dessins avancent, la nef se remplit pour la messe. Bientôt le prêtre entre en scène – en Seine ? Les Croqueuses restent encore un peu, bercées par les chants religieux, avant de fermer leurs carnets pour retourner dehors, sous le soleil et les guirlandes multicolores : place à la fête et vive le « Grand Pardon » de Conflans ! 

Notre-Dame croquée depuis Paris-Plages (août 2018)

Notre-Dame sur Instagram

Rien que pour vous, chers visiteurs qui lisez ici nos articles mais n’avez peut-être pas (encore ?) Instagram pour y suivre nos publications plus régulières, un petit rattrapage au sujet de Notre-Dame…

À noter que ce dessin a beaucoup circulé sur le Net et les réseaux, parfois sans même que son autrice soit citée/taguée/créditée par les internautes. Heureusement, ce ne fut pas le cas de l’article du Figaro. Bravo miss Aurélie !

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😢 { Triste nouvelle } 💔 Repost #croquis 📸✏ de notre Croqueuse Aurélie @missglobecroqueuse, qui a suscité beaucoup d'émotion sur les réseaux avec cette #illustration témoignant de sa tristesse et de son espoir. Nous sommes si tristes… Et très reconnaissantes envers les @pompiers_paris d'avoir sauvé la structure et les splendides rosaces. Ils ont fait un travail formidable. ⛑🙏🏻 Maintenant, reste à la reconstruire et reconstruire nos coeurs, même si elle ne sera plus jamais la même. 💔😭 PS : si vous souhaitez partager ce #dessin, n'oubliez pas de mentionner/taguer @missglobecroqueuse. 😘🙏🏻. Merci à vous. Haut les coeurs les Crocoeurs. 💔😚 . . . . #parislovers #lescroqueusesdeparis #dessindepresse #drawingforparis #notredameenfeu #notredamedeparis #tristesse #notredameincendie #toureiffel #illustratrice #notredrame #newsparis #prayforparis #prayfornotredame #jesuisnotredame

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Dessinons, découpons ! { Musée Rodin }

Paris, février 2019 : le soleil brille et la température bat des records. Un petit air de printemps flotte dans les rues de la capitale, avec plusieurs mois d’avance – et son pic de pollution assorti, hélas ! Bien que Les Croqueuses de Paris n’aient pas planifié de sortie à quatre ce mois-ci, l’occasion est trop belle d’en improviser une en petit comité !

Voilà donc nos deux Franciliennes, Véronique et Aurélie, écourtant leur hibernation de Croqueuses pour sauter dans le métro jusqu’au Musée Rodin. Les jardins y sont splendides et l’exposition en cours les intrigue. Il y est question de dessin et de découpage – deux de leurs activités favorites, notamment dans leurs carnets. Comment les pratiquait Rodin, le sculpteur à l’œuvre si puissante, monumentale ? Allons voir cela de plus près…

Nous ne sommes pas déçues. L’exposition « Dessiner, découper » (prolongée jusqu’au 7 avril !) est tout simplement magnifique. Elle touche à l’intime du travail de Rodin, loin en amont de son aboutissement. Ces œuvres-là, préparatoires, n’avaient jamais été montrées – pas plus que mentionnées ou commentées, ni par aucun critique ni par l’artiste lui-même. Ces séries de silhouettes, juste évoquées d’un trait de crayon délié, rapidement aquarellées puis découpées pour être disposées ensemble (ou pas) nous donnent le sentiment de remonter le geste créateur jusqu’à la source, jusqu’à l’idée : aussi passionnant qu’émouvant. Mais, jugez vous-mêmes…

Après cette visite immergée dans la lumière douce qu’imposent les conditions de conservation du papier, nous ressortons dans le jardin. Le ciel est toujours aussi bleu, magnifiant la coupole dorée des Invalides, les corolles jaunes des jonquilles et les façades claires du musée – un écrin parfait pour les bronzes, ces corps noueux aux reflets ombrageux… C’est celui du Penseur qui, finalement, aura les faveurs de nos crayons parfois encore un peu engourdis par l’hibernation ! ;)

Merci au printemps pour cette avant-première fort prometteuse… et au Musée Rodin pour les trésors délicatement dévoilés. Depuis, les giboulées ont déboulé, les degrés ont dégringolé et Les Croqueuses sont rentrées finir l’hiver à l’abri. Rendez-vous à la prochaine éclaircie !

PS : et, en attendant, n’hésitez pas à suivre ou refaire nos visites d’expositions en story sur Instagram – rubrique Art.

{ Infos Pratiques }

Le musée se trouve au 77 rue de Varenne, dans le 7ème arrondissement – métro Varenne (ligne 13) ou Invalides (ligne 8, RER C). Il est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h00 à 17h45.

Un Dim Sum à Paris

C’est un lieu étonnant, dont on ne soupçonne pas l’existence depuis la rue – d’autant que la rue n’en est pas vraiment une, puisqu’il s’agit d’une place. La Maison de Thé que nous allons visiter se cache, en effet, derrière la façade et les (superbes) bureaux d’une agence de voyage, sur la (très chic) place Saint-Sulpice, dans le 6ème arrondissement.

LE PREMIER PAS

C’est à Lao Tseu que l’on prête cette sagesse : « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Si vous souhaitez partir en Chine, votre premier pas peut se faire ici. Côté pratique, tout est là pour concevoir votre voyage – de beaux catalogues qui font rêver et des agents qui vous attendent, prêts à répondre à vos demandes.

Mais côté « voyage immobile » aussi ! Ce bel endroit, dont les proportions généreuses révèlent un passé d’ancien cinéma, vous accueillera le temps d’une pause et vous dégusterez, tranquille, un Oolong parfumé en feuilletant des livres d’art… Car, oui, en plus d’être une boutique – où l’on peut acheter d’excellents thés en vrac, de la vaisselle, de la papeterie et des foulards en soie – c’est également une galerie ! Des événements culturels y ont lieu régulièrement. Conférences, expositions ou ateliers : la programmation est très riche.

LES PREMIERS PLATS

Côté plus « gourmand » du voyage, tel que toute Croqueuse qui se respecte l’entend… Yum yum! Il faut dire que nous avons été chouchoutées par l’équipe, dont nous étions les invitées pour la seconde fois. Mais, du crayon à la baguette et du carnet à l’assiette, comment savoir où donner de la tête ? Nous avons procédé par ordre : dessins d’abord, dim sum ensuite ! Croquis, puis mochis !

Tous les midis de la semaine, La Maison de Thé devient restaurant. Le samedi, elle propose un brunch également. Ce jeudi-là, au menu des Croqueuses : salade chinoise sauce cacahuètes, soupe tom kha au lait de coco et citronnelle, nouilles de riz « spicy » et… dim sum en folie, bien sûr ! Ces petites bouchées, le plus souvent cuites à la vapeur (mais pas seulement) sont semble-t-il une spécialité du Sud-Est de la Chine (Canton, Hong-Kong…) et tout spécialement le fait qu’on les serve, salées ou sucrées, dans les cha lau – littéralement « établissement de thé ». Sur nos photos, hélas, vous ne les verrez presque pas : nous les avons mangés trop vite ! En revanche, nous vous les montrons dans la vidéo.

Ceux que vous goûterez à La Maison de Thé des Maisons du Voyage sont signés YOOM. Véronique aime la variété des saveurs de ces différents dim sum. (C’est un peu le principe des tapas espagnols ou du mezzé libanais !) Et la soupe tom kha lui a beaucoup plu – rien d’étonnant quand on sait qu’elle raffole de la cuisine du Sud-Est asiatique. Anne, qui a peu l’habitude de manger chinois, a pris un grand plaisir au dépaysement de ses papilles. Quant à Fabienne et Aurélie, nos deux « becs sucrés » de service, elles ont complètement craqué sur les desserts… « Mention spéciale pour le mochi cœur coulant praliné, une tuerie ! » me souffle-t-on dans l’oreillette !

NOËL CHINOIS !

Vous le savez peut-être si vous nous suivez : chaque année, Les Croqueuses de Paris s’offrent un déjeuner de Noël. En 2016, nous avons trinqué à la Brasserie Printemps. Et l’an dernier, au Bouillon Chartier. Cette fois, notre repas de fête fut donc délicieusement chinois. Les cadeaux ont été échangés – les vœux, les bises et les fous rires avec ! C’est pourquoi il est temps d’adresser un grand MERCI à tous : d’abord à Marie-Hélène pour son accueil et sa générosité, à ses deux collègues pour leur patience, à nos voisines de tables pour leurs compliments, à Mams et Tenzin pour leurs sourires en cuisine et à notre chère consœur Anne Steilein pour sa visite pleine de bonne humeur !

Enfin, après Noël arrive le Nouvel An. Trop tard ? Déjà passé ? Certes, mais… une deuxième chance de faire la fête s’offre à vous puisque le Nouvel An chinois commence le 5 février prochain. Bon, attention au « coup de vieux » : nous entrerons alors dans l’année 4717, placée sous le signe du « cochon de terre » ! Et sachez qu’à Paris, de nombreuses festivités vous attendent…

新年快乐 ! Bonne année !

{ Infos Pratiques }

La Maison de Thé est au n°76 de la rue Bonaparte, Paris 6ème. Métro Saint-Sulpice. Elle est ouverte tous les jours sauf le dimanche de 10h00 à 19h00. Réservations au 01 40 51 95 17.

Un Bouillon à Paris

L’année dernière, pour leur traditionnel repas de Noël entre copines, Les Croqueuses de Paris cherchaient l’endroit idéal. Étant données nos exigences et celles de nos porte-monnaie, le restaurant devait réunir trois qualités essentielles : typiquement parisien, chaleureux et bon marché… La veille encore, les recherches allaient bon train quand Véronique eut une illumination soudaine ! « Et si on allait chez Chartier ? »

TOUS AU BOUILLON !

Fabienne connaissait déjà, mais pas Aurélie ni Anne. Ce déjeuner serait donc l’occasion de leur faire découvrir ce haut lieu de parisianisme populaire. Car des bouillons, au début du XXème siècle, il y en avait plus de 250 dans la capitale ! Les ouvriers, les petits employés, les forts des Halles s’y nourrissaient chaque jour.

Le père de Véronique l’y emmenait, petite. C’est lui qui disait « chez Chartier » mais en réalité, ils en fréquentaient plusieurs, tous dans le même style à la fois simple et Belle Époque. Notre Croqueuse se souvient surtout de deux d’entre eux. Le premier, qui se situait à l’étage d’un immeuble rue de Richelieu, semble avoir fermé. Le second, rue du Commerce dans le 15ème arrondissement, existe encore :  il s’est modernisé – embourgeoisé aussi sans doute…

Celui-ci, le vrai Bouillon Chartier, reste authentique, avec son potage de légumes à 1€ ou ses desserts tous entre 2,60 et 4€ – dont les fameux chou et baba au rhum couverts de Chantilly qui feront craquer (et croquer) Aurélie et Fabienne !

UNE INSTITUTION

Mais d’abord, il faut s’ouvrir l’appétit : nous nous offrons une longue balade à travers le dédale des passages couverts. Le quartier en est plein et c’est toujours un grand bonheur de les parcourir en décembre, quand ils se préparent pour les fêtes et se parent de guirlandes.

Quelques minutes avant l’ouverture, Les Croqueuses rejoignent la file d’attente qui s’est déjà formée dans la cour, devant l’entrée du restaurant… Que dis-je ? De cette institution, fondée par les deux frères Chartier en 1896 ! Il y a la queue, oui. Car les 325 places assises de l’immense salle – une ancienne cour intérieure couverte par une verrière et aujourd’hui classée « Monuments Historiques » – sont fort courues aux heures de pointe !

Lorsque les portes s’ouvrent, nous faisons en sorte d’être placées au fond afin d’avoir une belle vue. Sympa, la perspective et les miroirs immenses tout autour de la salle ! C’est ainsi que Max deviendra « notre » serveur : vif, souriant, sympathique, efficace… celui-ci nous mettra tellement à l’aise que nous resterons assises à cette même table cinq heures durant – oui oui, vous avez bien lu ! Le temps de tout bien croquer, tranquilles, à tous les sens du terme.

DES CONVERSATIONS

Et puis, comme souvent à Paris – si si, détrompez-vous ! – dans ce genre d’endroit convivial, la conversation s’engage entre voisins de table..

La dame placée à la gauche de Véronique, s’apercevant qu’elle figure en gros plan sur son dessin, lui confie son prénom et la raison de sa présence ici aujourd’hui : Sophie est venue, avec son mari, parce que c’est son anniversaire et qu’elle adore ce restaurant. C’est un déjeuner de fête, mais en toute discrétion, sans bougie ni gâteau, juste comme ça – un petit rituel de « vieux » Parisiens.

De l’autre côté de l’allée, on célèbre autre chose. Le costume d’un des clients nous intrigue beaucoup, avec son gilet noir, ses bas blancs, son jabot et ses manches en dentelles. Serait-ce un comédien ? Travaille-t-il au Musée Grévin, situé juste à côté ? Eh bien, pas du tout : il s’agit d’un Notaire qui vient de prêter serment !

L’après-midi a passé vite, dans cette atmosphère si particulière… un pur bonheur. Max aura bientôt fini son service et la relève est arrivée : sa collègue (et amie) Virginie vient d’enfiler son grand tablier. L’addition griffonnée sur la nappe, nous leur offrons en guise de pourboire nos petits cadeaux de Noël (cartes postales et badges) et promettons de revenir. Leurs deux beaux sourires nous font très plaisirs. Depuis, Aurélie a tenu promesse – pas moins de quatre fois ! – y amenant moult copines et famille de passage, tous conquis par l’ambiance, le ballet des serveurs, le décor et le rapport qualité-prix.

Alors… et vous qui nous lisez, irez-vous à votre tour ? Si oui, soyez choux, saluez Max ou Virginie pour nous !

{ Infos Pratiques }

Le Bouillon Chartier est au n°7 de la rue du Faubourg Montmartre, Paris 9ème. Métro Grands Boulevards. Il est ou­vert tous les jours de 11h30 à minuit. (Pas de réservation.)